Montréal, 2001. À la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ), on ne parle que de la firme Norbourg et de son jeune et frondeur PDG, Vincent Lacroix; un nouveau venu dans le monde québécois de la finance. Norbourg est en effet en progression fulgurante et bouscule les manières de faire. L’inspecteur et vérificateur de la CVMQ Éric Asselin est alors mandaté par ses patrons pour surveiller de près les activités de la firme. Loin de questionner les manières de faire de Norbourg, Asselin se rapprochera plutôt de Vincent Lacroix. Littéralement fasciné par lui, par son audace et son effronterie, il quittera en quelques mois son poste d’enquêteur et deviendra Vice-président finance de Norbourg. Devenu ainsi le bras droit de Lacroix, Asselin aidera celui-ci à mettre sur pied un système frauduleux grâce auquel ils parviendront à détourner des millions de dollars à l’intérieur des fonds communs de placement qu’ils ont sous gestion, dans le but de procéder à l’acquisition d’autre fonds et aussi (et surtout) pour hausser drastiquement leur niveau de vie respectif. Grâce à l’aide d’Asselin, Norbourg déjoue les enquêtes et les vérifications qui le visent. Mais la fête ne peut pas durer éternellement, quand l’entreprise sera cernée de toute part, Asselin ira lui-même dénoncer son patron aux autorités policières, espérant ainsi s’en tirer à bon compte. Norbourg aura entretemps parvenu à soutirer 130 millions de dollars à des milliers de petits investisseurs qui se retrouveront, du jour au lendemain, ruinés.

Scénario : Simon Lavoie
Réalisation : Maxime Giroux